dimanche, juillet 24, 2005

Ce n'est qu'un au-revoir...

Pleurez, doux blogophiles, et vous doux blogomanes, pleurez. Je vais me taire quelques jours. Tout est possible, mais je vais souffrir. Vous aussi, j'espère. Déjà, depuis plusieurs semaines , ma prose se faisait intermittente. Lassitude, manque de sujets ou d'imagination ? Pas du tout. D'abord, vacances et difficulté de trouver un cyber-hôte. Puis , après des ennuis d'ordinateur, des ennuis de santé. Une saleté de virus de la varicelle, planqué dans ma superbe anatomie, se réveille et me déclenche un zona. Celui qui dira que "j'ai mis le zona" copiera cent fois : on ne se moque pas d'un grand malade. Enfin, j'ai préparé fièvreusement la lecture de ma pièce "Samuel dans l'île", lecture à la SACD qui, bien que lointaine (12 septembre), me donne le trac. Le trac ne frappe dit-on que les grands artistes. Les autres ont simplement la trouille. Parfois je rêve que je joue devant une salle vide. Une salle vide, ce serait un comble me dit toujours ma fille.
Et il faisait si beau ! Les Champs-Elysées dont les terrasses étaient pleines voyaient passer les hordes habituelles de Japonais qui, malgré la plaisanterie classique, étaient bien présents. Enfin je pars tout à l'heure tourner un moyen métrage dans ch'nord. Muet et en noir et blanc : on n'arrête pas le progrès. Trouverai-je où blogger à Fourmies ? Ces problèmes personnels m'ont empêché de trouver de l'intérêt aux pointes et piques que tel ou tel président lance contre tel ou tel autre président. Paris plage, c'est reparti, le Tour se termine mais ça recommencera, hélas, l'année prochaine. Bon, mais tout ça ne fait pas un blog.
Toute l'actualité a été occupée, occultée par les attentats de Londres et des inévitables bavures puis par ceux de l'Egypte auprès desquels nos petits problèmes nous semblent bien dérisoires . Les cafouillages pseudo littéraires ne sont plus de mise. Il vaut mieux se taire.
Mais pas trop longtemps.
Un petit rayon de soleil sous la pluie de ce matin : un amoureux des vieux tracteurs a parlé à la radio de ces retraités qu'il collectionne depuis des années. Il y avait du soleil dans sa voix.

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