samedi, avril 02, 2011

Démocratie et liberté

Le monde bouge en Afrique du Nord... Et les amoureux de la démocratie applaudissent les efforts des peuples pour retrouver un semblant de liberté et une ombre de démocratie. Tour à tour le Tunisie, l' Égypte, l 'Iran enflamment. les rebelles gagnent ou perdent du terrain et tous ou presque dans l'hexagone espèrent leur victoire... Portant, n'y aurait-il pas une erreur au départ. Ces peuples sont différents, leurs motivations ne sont pas identiques. L'Iran, notamment, m'inquiète. Quand je vois militaires de haut rang et dignitaire du régime touner casaque, je crains que les rebelles ne se retrouvent simplement sous la coupe d'un nouveau chef. Khadafi parti, la place reste bonne à prendre et quelque Brutus se sentira prêt à assumer le rôle de tyran. L'enthousiasme des spectateurs que nous sommes pour ces événements doit sans doute trouver sa justification dans le acétabulaire de ces soulèvements populaires; on se figure retrouver les émotions de mai 68 dans ces guerres civiles qui n'ont aucun rapport avec nos propre combats et, qui plus est, n'ont aucun rapport entre elles. Ce mot de démocratie crié surs les champs de bataille ne recouvrent pas forcément la même réalité. A la télévision, un reportage montrait une manifestation tunisienne après la fuite de Ben Ali. La foule criait :"Nous soomes libres !"
Au premier une femme criait le même slogan.
Elle portai un long niqab noir...

dimanche, janvier 23, 2011

BIDET

Petite contribution à la langue française.
BIDET

DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE LAROUSSE (DEL) : Bidet 1534 ; Rabelais « âne » 1550 : Pistolet de poche.
1751 : Dépenses de Mme de Pompadour; meuble de toilette.

DICTIONNAIRE ANCIEN FRANÇAIS. (DAF) Bider, trotter, d’origine inconnue.

DICTIONNAIRE ROBERT QUOTIDIEN (DRQ : P.ê. de bider, trotter

ENCYCLOPÉDIE Larousse : De l’italien. Bidetto

** On retrouve toujours les mentions origine inconnue ou douteuse quand les étymologistes vasouillent. Au mot BIDON, le DEL approche de la vérité en le rapportant au grec pithôn (tonneau) mais n’a pas vu que les deux mots, bidon et bidet, avaient probablement la même étymologie.
Pour le Petit Robert (PR), BIDON vient de bida, scand. = vase
Pour DAF, BEDON vient de bod (Cf. Boudin) et signifie ventre ou sorte de tambour. Là encore o)n peut penser au grec pithôn comme pour le scandinave.
L’âne au ventre rond et le bide ou bidon des gros mangeurs évoquent bien le tonneau. (Cf. Mirabeau Tonneau, frère obèse de Mirabeau Tonnerre) Comme dans les dépenses de Mme de Pompadour, on trouve quatre siècles plus tôt dans l’Inventaire du mobilier de Charles V un « Petit tonneau en forme de chaise pour se laver les Dames » Il semble bien s’agir de l’ancêtre de notre bidet, taillé dans un tonneau, un tub de zinc ayant toujours ( ?) cette forme.

WEBster pense que le BIDET doit son nom à la posture qu’occupe l’utilisateur, comme chevauchant un petit âne.
♠ Quant au pistolet de poche, mentionné par DEL, je me demande bien quel parcours il a suivi pour se retrouver là. Mais ce mot de pistolet désigne aussi un urinoir de lit. Des dames les cachaient sous leur jupe pour pisser pendant les sermons trop longs. (On peut en voir une jolie collection au château de Pau et sans doute ailleurs)

♠ ♠ Amphibologies : le « en » de la phrase précédente ne renvoie ni aux dames en train de pisser °, ni aux jupes, ni aux sermons.

vendredi, janvier 21, 2011

DANGER ( bis)

C'était le titre de mon blog du 6 janvier dernier, inspiré par un commentaire radio sur Brasillach. Ce matin, j'apprends qu'un hommage va être rendu à L. F. Céline pour fêter (!) le cinquantenaire de sa mort. Hommage officiel rendu par qui ? Par la République française laïque et démocratique. Les Associations de fils et filles de déportés s'émeuvent avec raison. Qu'on aime les textes de Céline est affaire de choix personnel, de goût. Moi, quand littérature rime avec vomissure, je referme vite le livre. Trop d'admiration littéraire semble suspect. Comme le soutien à la cause palestinienne cache souvent un vieux réflexe antisémite à gauche comme à droite. A quand un prix littéraire attribué à une réédition française de Main Kampf?

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mardi, janvier 18, 2011

BALAI

Ce mot dont l’origine est incontestable (Du gaulois banatlo , du breton Balazn, balain = genêt) apparaît icipour une petite promenade.
Une brassée de genêts servait jadis à balayer. On parle parfois de genêt balai, ce qui est une tautologie. Le plus étonnant est qu’on en ait fait le symbole des sorcières. Elles chevauchent un balai pour se rendre à leur sabbat. Après avoir avalé un bouillon infâme.
Plusieurs points à noter. Le sabbat réfère discrètement au judaïsme et chacun sait que le diable est juif !
Plus intéressant est le fait que le genêt contient un alcaloïde, la spartéine, dont certains effets peuvent se rapprocher de ceux du cannabis.
Enfin, on lit souvent que les sorcières mettaient des crapauds dans leur chaudron. Or la peau de ces batraciens contient de la bufotoxine (C40 H60 N4 O10) appelée aussi, comme vous le savez certainement, 3-15-14-trihydroxy-19. Elle contient aussi de la bufoténine, 5-hydroxy-N,N-dimethyltryptamine, dont les effets seraient psychédéliques. L'Australie fait face actuellement à une invasion de Bufo Maritimus très venimeux.
On aurait donc haschish et LSD dans ce brouet de sorcières. De quoi faire un trip. Sur un balai. Le symbole sexuel du balai enfourché par les sorcières est si évident qu’on voit souvent dans les livres pour enfants les sorcières chevaucher le balai… en amazone !

♠ En 1591, à Louviers, le Prévôt Loys Morel, sieur de la Tour, rédigea un procès-verbal sur un cas de possession diabolique, celui de Françoise Fontaine qui affirmait se rendre au sabbat. Elle en revenait en décrivant force détails. Il y eut enquête, témoignages, interrogatoires. Le prévôt passa la nuit près de la pauvre servante après qu’elle eut ingurgité son bouillon. Une corde reliait son poignet à celui de le « sorcière ». Au réveil elle affirma avoir volé au sabbat. Le Prévôt qui ne l’avait pas quittée en conclut qu’elle était folle et son procès-verbal évita sans doute le bûcher à la « sorcière ». Quel beau scénario.

Bibliothèque Diabolique
Procès-verbal fait pour délivrer
UNE FILLE POSSÉDÉE par le MALIN ESPRIT à LOUVIERS.

Publié d’après le manuscrit original et inédit de la Bibliothèque Nationale
Par Armand Binet, Archiviste Paléographe. Introduction par B. de Moray.
Paris 1883 Aux Bureaux du Progrès Médical - Delahaye et Lecrosnier, Éditeurs, place de l’ École de Médecine

♠ ♠ En Sologne et Berry, les vignerons ont (avaient ?) l’habitude de mettre une branche de genêt dans leurs tonneaux de sauvignon. D’où un certain goût presque résineux et des cauchemars garantis si vous en buvez deux verres avant de vous coucher.

samedi, janvier 15, 2011

A QUOI BON ?

A quoi bon ? Telle est la question que je me pose depuis quelque temps. Ce blog est sans doute un cri de frustration ou de regert. Un peu de lucidité sur soi-même n’est sans doute pas une trop mauvaise chose.
Je me regarde m’agiter, chercher à me convaincre que j’ai encore voix au chapitre des autres. A près de 90 ans, je me surprends à croire que je peux encore poursuivre ma carrière. Je me complais en évoquant mon centenaire que je compte fêter en chantant mes œuvres à l’Olympia. J’arrête les modalités de ce spectacle : 100 ans, 100 minutes de chansons et, pourquoi pas, entrée à 100 euro puisque la recette nette ira à l(Association FSH qui soutient une myopathie orpheline. Un espoir : qu’il y ait plus de 100 spectateurs !
Je me berce de l’illusion qu’un théâtre reprendra « Samuel dans l’Île » pour une longue période.
En attendant, j’accepte pour un cachet dérisoire un petit rôle dans un film américain, Une phare : Oh, thank You. Pour le plaisir non moins dérisoire de me trouver encore une fois devant une caméra.
Et je me sens ressembler à ces vieilles coquettes liftées de partout, teintes, maquillées et qui croient qu’elles peuvent encore séduire. Vanitas vanitatis…
Mais si cela les aide à vivre, alors, pourquoi pas ?

jeudi, janvier 06, 2011

Danger...

L'Histoire est écrite par ceux qui la vivent. En principe. Mais quand tous les témoins ont disparu, il ne rester que les écrits, les images et les enregistrements. Mais, surtout
les écrits ne rapportent pas les mêmes faits de la même façon. L'objectivité est un leurre.Quand aujourd'hui même on nie l'Holocauste alors qu'il en reste de douloureux témoignages, comment ne pas s"inquiéter de ce qui sera retenu de cette tragédie. Pu à peu doucement, insidieusement, on modifié déjà l'Histoire. Les partis néo-naris refleurissent et on réhabilite subrepticement les pires soutiens de l"antisémitisme.
Un commentateur radio versait des larmes ce matin sur Robert Brasillac, journaliste d'extrême droite, fusillé pour ses écrits prônant la haine raciale. Un bon écrivain? Et alors ?
Un salaud qui écrit bien reste quand même un salaud.

dimanche, décembre 26, 2010

2010
Une industrie d'avenir ?
Ce blog est en retard : j'avais perdu le mode d'accès. En retard, voici pourquoi.
Au cours d'un joli voyage dans le sud-ouest des USA, nous avons fait escale dans un joli village planté près d'un petit lac? levés de bonne heure nous avons pris la voiture pour visiter les ries coquettes et fleuries, bordée de villas endormie. Au détour d'une rue, surprise : un joli puma se promenant librement et ne parut pas effrayé par notre passage. Un peu étonnés pourtant, nous avons continué la route et rencontré un promeneur, humain cette fois. Nous le prévenons de la présence du chat En anglais, "cat" s'applique à tous les féline. L'homme rit ; il connait le puma, hôte respecté du village. En effet, la présence du lac et des poubelles débordant de restes alimentaires attirent de nombreux rats. Des gros ! Les combats avec les chats domestiques s'achèvent en général par la défaite de ces derniers. Saint Roch, patron de pestiférés, est toujours accompagné d'un chien ratier;( Origine du mot roquet ? ) Le gentil puma faisait donc la chasse aux rats et était respecté pour sa contribution à l'hygiène du village.
Je voulais écrire ce blog à l'occasion de la grève des éboueurs de Marseille/ Les rats commençaient à pulluler. Voici la proposition que je comptais faire : créer des élevages de pumas. Ces beaux félins plutôt timides craignent l'homme mais pas les rats. Ils seraient précieux pour les campagnes de dératisation. Animaux d'élevage, ils pourraient être exploités pour leur fourrure sans que B. B. n'y mette le holà. Ils feraient sans doute, avec un peu de doigté, de charmants amis et compagnons de jeux.
En conclusion, adoptez tous un puma.
Le puma est l'avenir de l'hommme

vendredi, septembre 24, 2010

Souffrance

Des amis chers s'inquiètent de ce long silence de mon blog. Je suis un peu rentré dans ma coquiulle depuis quelques mois, me préoccupant de mes ennuis de santé et cherchant à oublier mes douleurs physiques. Rassurez-vous, amis chers, le moral tient, mais les nuits où la souffrance me réveilles ne se rattrappent pas. Je réusiis parfois à triompher de la douleur, à vrai dire supportable, en prétendant l'ignorer, mais cette salope ne se laisse pas faire et me rappelle à l'ordre.Et puis face-book me sevait de relais. Bien sûr il y avait matière à blogs avec les prises de position incohérentes de nos dirigeants qui ont réussi à faire mettre la France au ban des Nations civilisées en jetant un voile noir sur les Droits de l'Homme. Mais, mieuxc que le blog, venez assister à mon OLD MAN SHOW le 14 niovembre àà 16 heures sur le bateauPlay-Timpe, quai Compagnon à Ivry.

dimanche, juillet 25, 2010

étrange

Je suis en dehors de moi, je me regarde... Pendant le tournage cu Court Métrage de Clause Saussereau, je souffrais d'un amas de lymphe qui s'est conclu en bel abcès. Mais cxette souffrance ne m'atteignait pas vraiment : je me voyais souffrir. J'étais plus intéressé par ce vieil homme barbu qu'on poussait sur son fauteuil roulant selon les exigences du scénario. Ses problèmes me semblaient plus importants. Eux seuls comptaient pour moi.
J'ai compris que ma vraie réalité c'était la fiction.

jeudi, juillet 15, 2010

Court métrage

Un de plus ! Je ne sais si mon score ne se monte pas à plus d'une trentaine, mais j'ai toujours autant de plaisir à participer à ce genre d'aventure. Cette fois, c'était au Mans que j'ai tourné " Demain, ce sera bien" du jeune réalisateur Claude Saussereau. une équipe jeune, sympa et... talentueuse. Un scénario plein de trouvailles poétiques.Une mention toute particulière à Anthony, chef-op et cadreur souvent génial et aux décorateurs; Guettez la sortie de ce court-moyen, vous aurez un choc : une atmosphère étrange où passe parfois le souffle de Kusturica, une ambiance de Cour des miracles, un excellent partenaire, Raphaël Alsmani et moi au mieux de ma méforme ! Il a fallu interrompre le tournage, le temps de me faire hospitaliser d'urgence, anesthésie générale, et opérer d'un énorme abcès. Mais un rôle superbe où barbu et chevelu à souhait, je me prenais pour Boudu sauvé des eaux. Dire que le film soit très optimiste serait exagéré. Et chacun avait à cœur de faciliter la tâche au vieux claudicant. Une chance, néanmoins : je tournais la moitié de mes scènes sur un fauteuil roulant.