Blog à part...
lundi, décembre 21, 2009
L'infaillible Benêt du Vatican n'a décidément pas oublié son passage chez les Nazis. Cette fois, il devient simplement odieux. J'en demande pardon aux croyants sincères que ces lignes pourraient choquer, mais ce n'est pas à coups de prières ou de béatifications qu'on peut modifier l'histoire. La conduite inadmissible de cet autre infaillible de Pie XII devant le génocide qu'il n'ignorait pas, son silence suspect envers un régime barbare resteront une tache pour l'Église catholique. Elle en a vu d'autres ! Elle en verra d'autres. Quant à Benêt XVI il sera sans doute béatifié et sanctifié à son tour par un autre infaillible. Pourquoi pas ? Après tout Papon avait bien été ministre à la Libération...
lundi, novembre 30, 2009
Disparition
Lors de graves catastrophes, on note souvent nombre de disparitions de personnes ou de biens. Dans le naufrage qui frappe aujourd'hui la langue française, on ne peut que regretter la disparition d'un petit mot bien pratique : OUI.certes on l'entend encore,bien que déformé en OUAIS, chez les garçons, ou "ben ouais" et en VOUI ou Vui chez les filles, avec aspiration du V. Disons que c'est un moindre mal. On devine encore le mot.
Le plus souvent pourtant, il est remplacé par "tout à fait" ou "parfaitement" chez les sportifs. Okay et DAC sont assez répandus. Chez les militaires on préfère "affirmatif". Je ne crois pas qu'un texte de loi précise la réponse attendue à la formule d'engagement marital devant M. le Maire. Elle se bornait d'habitude à un "OUI" traditionnel plus ou moins décidé.
Trouverons-nous bientôt des formules plus personnalles, du genre :"Y a pas d'problème " ou "J'chuis là pourquoi, d'après toi ?" Des "Rien n's'y oppose" et des "Pourquoi pas ?" peu galants. On pourra faire suivre ces formules de "LO" si on est un adepte de face-book.
En revanche, ajouter un "C'est parti, mon kiki!" peut ne pas être apprécié, pas plus que "Quand faut y aller, faut y aller !"
Je suis certain qu'avec un peu d'imagination ceux et celles d'entre vous qui n'ont pas encore convolé sauront choisir la formule adéquate.
jeudi, novembre 26, 2009
Sans aucun rapport...
Une idée saugrenue me hante ces jours-ci et elle se connecte avec une autre idée sans aucun rapport avec la première, mais qui sait ? Voici ce dont il s'agit. Quand je ne sais plus où j'ai mis mon téléphone portable il me reste la solution de le faire sonner en l'appelant depuis mon poste fixe. Sauf si j'ai oublié de l'allumer. Mais quand ce sont mes lunettes que j'ai égarées ? Alors la première idée est de doter mes lunettes d'une puce que je pourrais "biper" depuis un petit boîtier. Seulement, comment faire si je ne sais plus où j'ai mis ce boîtier ? Un second boîtier ?Et, bizarrement, se greffe la deuxième idée. Ce problème qui évoque et rejoint les trous du sapeur Camembert, me semble évoquer, je ne sais pourquoi, la politique du gouvernement et particulièrement, celle de son omniprésident. Je ne vois pas bien comment ça s'articule et ça ne m'empêchera pas de dormir cette nuit. Toutefois si quelqu'un pouvait me dire en quoi les deux problèmes se ressemblent je serais rassuré sur mon état mental. Merci.
dimanche, novembre 22, 2009
Thierry la Fronde
De temps en temps, mon héros refait surface, sous forme de parodie le plus souvent. Récemment par u-Tube des amateurs présentent des petites vidéos nulles, mal filmées, mal jouées, qui n'ont même pas le mérite de faire rire.D'autres correspondants s'étonnent encore que Thierry la Fronde soit le seul feuilleton à succès qui n'ait pas donné lieu à un grand film. J'ai vu affiché sur un bus une publicité sur ZORRO, en comédie musicale. Voilà sans doute l'avatar qui serait le plus proche de mes souhaits. La musique de Thierry, due à Jacques Loussier, est encore fredonnée dès qu'on prononce le nom de mon héros.
Il ne me reste plus qu'à trouver un producteur, des financiers, un théâtre, un orchestre, un auteur adaptateur, un compositeur pour des musiques additionnelles, des interprètes, des cascadeurs, un décorateur, bref il ne me reste plus qu'à croire aux miracles.
mardi, novembre 10, 2009
Dates
Je m'empresse de le signaler : non, je n'étais pas à Berlin le 9 novembre 1989 lors de la démolition du Mur...Non, je n'étais pas à Paris en 1889 lors de l'inauguration de la Tour Eiffel...
Non, je n'étais pas à Paris le 14 juillet 1789 lors de la démolition des murs de la Bastille...
Non, je n'étais pas en Languedoc en 1689 lors des répressions contre les Camisards...
Non... Non... Non...
En revanche je ne sais pas où je serai en 2089...
lundi, novembre 09, 2009
Les scies
Les scies du langage, ces petites phrases souvent absurdes en apparence et dont l'origine s'oublie rapidement truffent le discours de façon incongrue. Elles sont parfois empruntées à un refrain populaire ou à une réplique de théâtre. Elles peuvent aussi venir de la rue, de la gouaille populaire, d'un comptoir de bistrot, d'un proverbe oublié ou tronqué qui, de ce fait, a perdu son sens :( Ex.: "Triste comme un bonnet de nuit" se comprend mieux quand on lui restitue la suite. ;"... qui a perdu sa charlotte", le bonnet et la charlotte étant les coiffures de nuit des époux). La durée de vie est parfois éphémère et les nouvelles générations ne les comprennent plus. Ainsi certaines blagues sur les tickets d'alimentation feraient aujourd'hui long feu.Nos mères et nos grands-mères les appréciaient et je puise dans mes souvenirs ces quelques scies que mes lecteurs reconnaîtront peut-être :
"Ils ont du poil aux pattes, les z-homards " (Feydeau ?)
"Passe ton aile sous mon abattis et marchons comme deux vieux canards"
"Et allez donc, c'est pas mon père"( Feydeau encore ?)
" Tiens moi la jambe et monte dans l'tramway "(Allusion aux impériales des omnibus ?)
" En route, mauvaise troupe "
"Monter la-dessus et tu verras mont... martre ( Chanson à sous-entendu coquin)
"Compte dessus et bois de l'eau fraîche"
Mais quelles sont les scies d'aujourd'hui et quelles seront dans trente ou quarante ans celles qui survivront à notre époque ? Aidez-moi à les recueillir.
Merci !
lundi, novembre 02, 2009
Murs mlurs
L'anniversaire de la démolition du mur de Berlin fait couler autant d'encre que de salive; on extrapole jusqu'à la Grande Muraille de Chine et aux séparations bétonnées en Israël. Peu se souviennent du mur des Fermiers Généraux qui encerclait Paris sur 24 kilomètres et fut à l'origine du fameux alexandrin :"Le mur murant Paris rend Paris murmurant "
C'était une barrière d'octrois où le "douanier" Rousseau fut plus tard employé.
Le mur n'est pas une nouveauté, les murailles ou simples palissades médiévales en témoignent. Plus importants me semblent les murs invisibles qui séparent et divisent mieux que le béton.
Ces murs ont nom racisme, intolérance ou simple ignorance. Et leur démolition sera longue à attendre.
dimanche, novembre 01, 2009
Extrait de mon face-book
Vu hier soir le"Syndrome du Titanic" de Nicolas Hulot (Entre autres) Belles images, parfois superbes, parfois effrayantes (oh, les voitures, les foules ! ) mais commentaire mal dit et souvent préchi-précha, pontifiant, messianique et mal construit. : -" Moi qui sais tout, je vais vous expliquer..."mercredi, octobre 28, 2009
espoirs déçus
Las ! On entend des nouvelles, on rêve et les espoirs s'évanouissent brutalement. La Scientologie mise en accusation, on se réjouit. La scientologie condamnée pour escroquerie, on applaudit. La Scientologie menacée d'interdiction, on jubile... Puis patratas, après une amende qui n'est lourde qu'aux yeux des mal nantis, la secte obtient le droit de poursuivre ses douteuses activités. On pleure.Il y avait là un espoir de voir la Justice s'intéresser à d'autres groupes pratiquant ce même genre d'activités : bourrage de crâne, extorsion de fonds au nom de je ne sais quelle entité supérieure, déni des Droits de l'Homme, perversions des jeunes par leurs prêtres. La condamnation de la Scientologie aurait été le point de départ d'une re-laïcisation de notre société... Las !
Las ! Un ancien ministre sinistre spécialiste des coups tordus, des polices parallèles et des disparitions politiques passe en jugement. On se réjouit. Il est condamné à un an de prison ferme. On applaudit... mais quoi ? Un an, c'est tout ? Pas d'inéligibilité, de déchéance, pas de millions d'euros d'amende ? Et il fait appel promettant le grand déballage. L'espoir renaît ? Rassurez-vous. Il ne se passera rien. La peine sera commuée en sursis et si des têtes tombent, ce ne sera pas celles qu'on espérait voir tomber.
jeudi, octobre 22, 2009
Impudeur
Face book, parfois nommé Fesse Bouc, prend une dérive fâcheuse. On s'affiche, on se décrit, on s'exhibe. Je ne suis pas contre la mise à nu, j'aimerais plutôt ça; mais mon face book s'encombre de récits nombrilistes qui me gâchent le plaisir de la lecture.J'aime savoir que mes amis sont heureux, qu'ils travaillent, que leurs projets sont à la veille d'aboutir, que leurs voyages se sont bien passés; qu'on donne des nouvelles de la santé de sa dernière portée de chatons, est encore acceptable. Mais qu'on cherche à battre des records sur des jeux débiles, qu'on effectue des tests et qu'on réponde à des quizz sans aucune portée scientifique ou sociologique,qu'on crée des Associations sur des sujets stupides pour le seul plaisir d'annoncer qu'on en fait partie me paraît dénué de tout intérêt.
Je redoute de voir un jour s'afficher des textes de ce genre :" Mon transit s'améliore nettement: ce matin j'ai fait un gros caca"
