mercredi, décembre 05, 2007

mémoire et repentance

Il ne faut pas craindre de le proclamer, l'esclavage fut (est) un crime, le colonialisme une ignominie.
Cela étant, même s'il est évident que la mémoire doit conserver les images, les récits des exactions commises au cours des deux siècles passés, on peut se demander quand non pas l'oubli, mais l'analyse historique pourra permettre de tourner la page.
Repentance, certes. mais les mots ne changeront rien, hélas, à ce qui fut. Ils seront prononcés par les petits fils, au mieux, les fils, des "coupables", qui n'auront pas vécu les périodes envisagées et n'auront qu'un vague aperçu des réalités subies par les victimes.
Mais où s'arrêtera cette remontée du temps ? L'Italie ne devrait-elle pas exiger les restitution des œuvres d'art volées par le dictateur Napoléon Bonaparte et qui font l'orgueil de certain grand jardin de la capitale ? Je crois d'ailleurs qu'elle le fait sans grand succès. L'Egypte pourrait à juste titre réclamer son obélisque. On le remplacerait pas une copie en béton ou en matière plastique. L'effet serait le même.
En revanche, ne pourrions-nous exiger à notre tour réparation de l'ethno-génocide de cet autre dictateur, Caïus Julius Caesar, qui pilla la Gaule pour assurer sa réelection au Sénat de Rome et qui, pour ne pas s'encombrer de prisonniers, les renvoyait libres... après leur avoir fait trancher les deux mains à la hache.
Pourtant, même si la demande me parait juste, je crains qu'elle ne soit davantage dictée par la haine et la rancune que par un véritable souci de justice.
Il est vrai qu'au tribunal, les victimes de crimes graves espèrent, attendent, le repentir des coupables pour commencer leur travail de deuil.
Mais cela se passe au présent.

1 Comments:

At 19:42, Anonymous Luiza from Warsaw said...

Julius Cesar was a kind of Hitler of his century.

 

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