jeudi, janvier 07, 2010

Mort consensuelle

La disparition d'un homme politique, quel qu'il soit, fait couler pas mal d'encre et de salive. Curieusement, le défunt se voit soudain paré de toutes les qualités ou presque. Les subtilités de langage sont appelées à la rescousse pour glorifier le disparu. Il faut savoir les décoder. Ce qu'on qualifie de "caractère" signifie en fait "mauvais caractère". Constance et cohérence de pensée remplacent entêtement, hauteur de vue, morgue. Les politiciens de tout bord, adversaires compris, font l'unanimité autour du grand homme; les seuls qui soient un peu réticents appartenant à sa classe politique.
Bien évidemment, ce blog est une réflexion d'ordre général et n'a aucun rapport, vous vous en doutiez, avec la mort de Philippe Seguin.

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