dimanche, juin 25, 2006

Les ours se suivent...

On réintroduit des ours dans les Pyrénées, comme on avait réintroduit des loups dans d'autres régions. Les bergers et les brebis apprécient modérément ces actions entreprises au nom de...
Au nom de quoi, au fait ? Défense de la Nature, préservation des espèces menacées, etc. Les dites espèces seraient sans doute mieux protégées dans de grandes réserves naturelles d'où elles ne pourraient pas sortir. Les opposants à ces introductions soulignent le danger qui existe pour les humains eux-mêmes. Ils ont raison. Il faut aussi penser aux chiens qui dévorent ou mutilent enfants et vieilles dames.
Il ya plusieurs décennies, dans mon village de Sologne, plusieurs moutons avaient été égorgés. On avait alors parlé de loups échappés d'un zoo ou d'un cirque. Il s'agissait en fait d'honnêtes chiens dits bergers(!) allemands chassant en meute.
Les espèces canines dangereuses doivent être déclarées, tenues en laisse et muselées. J'ai souvent vu des propriétaires promener leurs chiens dangereux. Ces derniers avaient bien une muselière. Pas sur le nez, mais attachée au collier...

S'il faut réintroduire, réintroduisons grenouilles et crapauds, victimes du DDT et des autoroutes. Réintroduisons des escargots, victimes de Tchernobyl, et moins dangereux pour les brebis.

Il existe un certain folklore écologiste. Les loups ont disparu comme d'autres espèces disparaîtront. Il y a quelques centaines de milliers d'années, des rhinocéros, des tigres et des éléphants hantaient l'Auvergne. Une idée : si on en réintroduisait ?

On a beaucoup détruit d'espèces d'insectes en pulvérisant à tort et à travers des produits chimiques. Plaidons pour la réintroduction dans les marais de France des moustiques décimés et, pourquoi pas, de la mouche tsé tsé. Au nom du retour des animaux dans un biotope qui leur était familier, je propose qu'on
réintroduise à Paris ces gros rats qui ont sauvé tant de vies au cours du siège de Paris pendant la guerre de 1870. On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve.
De plus, ces rats pourraient agir en prédateurs contre les pigeons pollueurs, jusqu'à disparition complète de ces volatiles. Il faudra alors penser à les réintroduire en détruisant les rats. J'ai vu aux Etats Unis de gentils pumas se charger du travail. Ces gros chats erraient autour des poubelles fréquentées pas les rats et la population protégeait ces employés municipaux d'un nouveau genre.
On peut aussi penser à réintroduire des rapaces qui n'existent qu'en trop petit nombre dans la capitale.

Me voici rendu bien loin des ours pyrénéens. Je comprends l'écologie mais il ne faut pas la confondre avec le passéisme.


3 Comments:

At 15:26, Anonymous Bruno said...

Entièrement d'accord avec toi.L'ours n'a plus sa place dans un pays qui veut le beurre et l'argent du beurre.Le développement économique,technologique ,le risque zero pour ses habitants ET se donner bonne conscience en utilisant la réintroduction de l'ours pour cultiver une image de nation écologique. Si on veut le bien des ours,ne les réintroduisons pas en France ,où ils seront éliminés de toute façon.
Le seul moyen de reimplanter l'ours dans notre pays,serait d'en autoriser la chasse.On verrait alors le lobby des chasseurs se démener pour les protéger,les nourrir et favoriser leur reproduction...pour mieux leur tirer dessus à l'automne.

Je voulais dire aussi du mal des proprietaires de chiens dangereux
(une autre de mes bêtes noires si je puis dire),mais ce sera pour une autre fois.

 
At 02:44, Anonymous arthur said...

Tres bien vu. Il faut une incitation economique pour que ca marche. Il faut que ca presente un interet autre que la bonne conscience. Ouvrir la chasse, pourquoi pas. Mieux encore ouvrir un parc national avec tout pleins d'ours de loup tout ce qu'on veut qui ravira les touristes verts petits et grands.

 
At 08:54, Anonymous philophenomene said...

Je crois qu'il n'y aurait pas de "passéisme" s'il y avait, en amont, une réflexion sur les valeurs sociétales et des choix prioritaires de vie.

L'homme étant le pire des prédateurs, vouloir rétablir l'équilibre qu'il ne cesse de saccager n'est pas du passéisme, c'est la gestion de l'avenir.

L'écologie, qui devrait être une ligne de conduite constante, est devenu un élément régulateur. Et c'est cela qui n'est pas normal.

 

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